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A la découverte du Beaujolais nouveau

Le vignoble du Beaujolais

Le vignoble du Beaujolais est situé à l’extrême sud de la Bourgogne. Il s’étend sur une quarantaine de kilomètres sur la rive droite de la Saône entre le sud de Mâcon et le nord de Lyon. Le gamay, cépage emblématique du Beaujolais, couvre 99 % de ce vignoble situé à cheval sur les départements du Rhône et de la Saône-et-Loire. On y trouve également un peu de Chardonnay. La majorité des vins produits dans le Beaujolais sont des vins rouges. On y produit cependant des vins blancs et rosés.

Le beaujolais compte 12 appellations :

  • Une apellation régionale : Beaujolais

Les vins sont principalement produits au sud de Villefranche-sur-Saône et un peu au nord, le long de la Saône.

Le nom de l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Beaujolais peut être suivi de la mention « supérieur ».

Les Beaujolais supérieurs sont uniquement des vins rouges élaborés avec des raisins issus de parcelles sélectionnées. Le rendement à l’hectare est inférieur et les vins présentent un degré naturel supérieur d’un demi degré aux vins d’appellation Beaujolais proprement dit.

Il peut également être suivi du nom de la commune de provenance des raisins pour les vins répondant aux conditions de production fixées par le chahier des charges de l’appellation, pour l’indication du nom de la commune de provenance des raisins.

Enfin, il peut être complété par la mention « nouveau » ou « primeur ». La commercialisation anticipée de ces vins est autorisée par la règlementation des AOC. Elle est fixée au 3ème jeudi du mois de novembre.

  • Une appellation sous-régionale : Beaujolais-Villages

Le nom de l’appellation peut être suivi de la mention « Villages » pour les vins produits autour des crus du Beaujolais sur un territoire délimité de trente-huit communes au nord de Villefranche-sur-Saône.

10 appellations communales : Crus du Beaujolais Brouilly, Côte de Brouilly, Morgon, Régnié, Fleurie, Chiroubles, Chénas, Juliénas, Saint-Amour, Moulin-à-Vent.

Histoire du Beaujolais nouveau

L’histoire du Beaujolais nouveau débute le 11 mars 1951 à la suite de la parution au Journal Officiel d’un arrêté précisant que “les producteurs n’étaient autorisés à faire sortir de leurs chais les vins de la récolte 1951 bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée qu’à dater du 15 décembre 1951″.

Les vignerons du Beaujolais s’insurgent contre cette publication. Ils veulent vendre leur production plus tôt. Ainsi, en 1951, l’Union viticole du Beaujolais demande la possibilité de vendre ses vins « en primeur », avant le 15 décembre. Leur demande est acceptée le 13 novembre 1951, avec la parution d’une note administrative précisant les conditions « dans lesquelles certains vins à appellation contrôlée peuvent être commercialisés dès maintenant sans attendre le déblocage général du 15 décembre prochain ». C’est la naissance du Beaujolais « nouveau ».

C’est depuis 1985 que la cuvée arrive tous les troisièmes jeudis du mois de novembre à minuit. Les français se rassemblent pour fêter l’arrivée de ce vin primeur dont ils s’amusent à découvrir les saveurs. La fête du Beaujolais nouveau prend plus d’ampleur chaque année depuis cette date et, malgré une baisse de popularité ces dernières années, elle est aujourd’hui devenue une véritable tradition.

Les caractéristiques du Beaujolais nouveau

Le Beaujolais nouveau est issu comme les autres Beaujolais rouges d’un seul cépage : le gamay noir à jus blanc (le Beaujolais Blanc est issu du chardonnay).

Deux appellations sont productrices de Beaujolais nouveau : les AOC Beaujolais et Beaujolais-villages. Elles couvrent 11 000 ha de vignes sur des sols argilo-calcaires et granitiques réparties sur le territoire de 72 villages de la partie sud et est du vignoble. Dans l’élaboration du Beaujolais nouveau, l’objectif est d’accélérer au maximum les processus de vinification tout en offrant couleur et arômes spécifiques à des vins qui auront un faible potentiel de garde (maximum 3 mois). Il faut donc les déguster rapidement ! Aujourd’hui, 80% des Beaujolais nouveaux résultent de ces techniques œnologiques dont le but est de produire le meilleur vin possible dans un temps record. Attention ! Ces vins sont primeurs et ils n’ont pas eu le temps de s’assouplir en bouteille ! Cela leur confère souvent une saveur acidulée aux goûts de vernis, de solvant, de banane ou encore de bonbon anglais due à un excès d’alcool amylique (alcool supérieur du vin). Il existe plusieurs techniques pour élaborer le Beaujolais nouveau :

La macération carbonique : c’est une cuvaison rapide de 4 à 5 jours. Elle a été mise au point dans les années 60 au domaine expérimental de l’INRA de Pech-Rouge (Aude). Cette technique exploite tout simplement les phénomènes de la fermentation intracellulaire, c’est à dire un autre type de fermentation, celle qui se produit sous la seule action des enzymes propres du fruit. Pour cela, il faut (après des vendanges manuelles) que les baies soient intactes et non foulées ; que ces cuvaisons de grains entiers non écrasés soient placées en anaérobiose (en absence d’air) mais saturée en CO2 (dioxyde de carbone) et que cet apport soit maintenu de 24 à 48 heures après l’encuvage. Dernière condition, cette macération ne peut se faire qu’en très petit volume pour que le raisin ne s’écrase pas.

La macération semi-carbonique : Cette macération est spécifique au Beaujolais. La différence avec une macération carbonique dite « normale » tient dans le fait qu’une fois la cuve remplie, celle-ci n’est pas fermée hermétiquement. Autre différence : il n’y a pas d’ajout de CO2 ni de levurage. L’apport en CO2 se fait naturellement dans la cuve, sous l’effet de la respiration des cellules végétales de la grappe de raisin et sous l’effet de la fermentation alcoolique due aux levures. La fermentation va ainsi démarrer spontanément, dans le jus de raisin au fond de la cuve. Cette macération peut durer de 10 à 20 jours, selon le vin qui est à faire, afin d’extraire le maximum de matières et de fixer les arômes. Au moment du pressurage, les jus de presse et de goutte de chaque cuvée sont ensuite assemblés et décantés de leurs lies (dépôt qui se forme au fond des récipients contenant des boissons fermentées).

La maturation préfermentaire à chaud : il faut une vendange à maturité optimale et saine (pas de SO2 pour éviter toute phase de latence). La MPC se fait généralement sur vendange entière car le moût est alors plus facile à pomper. Cette méthode utilisée depuis le début des années 2000, consiste à chauffer la vendange à 70-75° pendant quelques heures puis à la refroidir par circulation dans une tour d’évaporation à pression atmosphérique et l’ensemencer. Elle permet une extraction éclaire et intense d’arômes, de couleur et de fruit. Ce procédé technologique a été inventé au départ pour corriger les défauts d’un millésime difficile. Pour gagner du temps, on pratique également la co-inoculation. C’est une technique qui consiste à co-inoculer un moût en levures et en ferments malolactiques pour accélérer une fermentation malolactique presque en même temps que la fermentation alcoolique.

L’inversion thermique : ette technique réservée aux macérations courtes (de 5 à 7 jours) consiste à chauffer de façon modérée la vendange en grappes entières, à 35°, juste avant le levurage (on ensemence avec des levures qui transforment le sucre en alcool) sous réserve que la température au moment de ce levurage n’excède pas 40°. Il faut ensuite maintenir cette température pendant trois jours puis à l’abaisser à 27°. C’est une technique récente (2008) bien adaptée au gamay. Elle montre qu’on peut extraire de façon significative couleur et tannins tout en améliorant les qualités gustatives d’un vin face notamment à la vinification beaujolaise traditionnelle. L’inversion thermique est en plus bien moins énergivore que la macération préfermentaire à chaud (MPC).

Verre de vin beaujolais

Le Beaujolais nouveau aujourd’hui

Depuis les années 90, la fête très marketing autour du Beaujolais nouveau était devenue une tradition qui se perdait. Aujourd’hui, on ne parle plus d’un vin au goût de banane ou de fruits rouges. Le mot d’ordre est le retour au terroir autour du gamay et la montée en gamme. Pour séduire, des vignerons se lancent désormais dans des offres plus ciblées, comme le « sans sulfite » ou le rosé primeur, plus recherché par les jeunes que le rouge.

Afin d’en découvrir plus sur ce vin qui rassemble les français avant l’hiver et découvrir les grands noms du Beaujolais nouveau, n’hésitez pas à consulter le site qui lui est dédié !

https://www.beaujolaisnouveau.fr/

Annonce du Beaujolais nouveau 2020

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